Auguste RODIN (1840-1917). - Lot 108

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Auguste RODIN (1840-1917). - Lot 108
Auguste RODIN (1840-1917). Jeune Mère à la grotte ou Jeune Mère ou Caresse maternelle ou Femme et Enfant dans une grotte ou Coquille femme et enfant. Modèle créé vers 1885, probablement une fonte de GRIFFOUL et LORGE ou de François RUDIER entre 1887 et 1901. Haut-relief en bronze à patine noire, fonte au sable, signé « Rodin » à droite du bras gauche de l'enfant. H. 37,5 cm. Présenté sur un socle en marbre vert. Provenance : Acquis par Jean PAISSEAU auprès d'Auguste RODIN vers 1916 ; par descendance. OEuvre en rapport : -Jessie LIPSCOMB, photographies du projet de la Porte de l'Enfer, 1887, Paris, musée RODIN, Ph. 23. Autres exemplaires répertoriés dans les collections publiques : Plâtres : -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, 1885, plâtre, H. 40,5 x L. 30,2 x P. 24 cm, Paris, Musée RODIN, inv.S.1196 ; -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, 1885, plâtre, H. 36,5 x L. 28 cm, Londres, Victoria and Albert Museum, inv. A.25-1924 ; - Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, plâtre, H. 35,6 x L. 25,4 x P. 17,8 cm, Philadelphie, Philadelphia museum of Art, inv. F1929-7-102 ; Marbres : -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, 1891, marbre par Jean ESCOULA, H. 70,8 x L. 65,1 x P. 37 cm, Philadelphie, Philadelphia Museum of Art, inv. 2010-11-1 ; -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, vers 1890, marbre, signé, H. 62 cm, coll. Kasser Art Foundation, Oklahoma, Philbrook Museum ; -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, marbre, ancienne collection DURAND-RUEL. Bronzes : -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, 1886, signé en haut à droite « Rodin », bronze, H. 36 x L. 25,5 x P. 22 cm, Argentine, Buenos Aires, musée des Beaux-arts, inv. 7776 ; -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, bronze, signé en haut à droite « Rodin », Ohio, Canton, Canton Museum of Art, inv. 46.47 ; -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, bronze, signé en haut à droite « Rodin », H. 38 x L. 26 x P. 14 cm, Paris, musée Marmottan, inv. MM 5180 ; -Auguste RODIN, Jeune mère à la grotte, 1885, bronze, signé en haut à droite « Rodin », H. 37,2 x L. 21 cm, Glasgow, Burrell Collection : European Statuary Bronzes, inv. 7.17. Littérature en rapport : -Georges LECOMTE, L'art impressionniste d'après la collection privée de M. DURAND-RUEL, Paris, Chamerot et Renouard, 1892, pp. 163-167 ; -Victoria and Albert Museum, Catalogue of sculpture by Auguste RODIN, London, Pub. Under the authority of the Board of Education, 1925, pp. 20-22; -John TANCOCK, The Sculpture of Auguste RODIN: the collection of the RODIN museum Philadelphia, Philadephia, D. R. Godina, 1976, pp. 182-185; -Antoinette Le NORMAND-ROMAIN, « Un mécène aussi généreux que discret, les commandes de sculptures de Maurice FENAILLE à Rodin », dans Maurice FENAILLE. Les secrets d'un mécène, cat. exp., Rodez, musée Denys-Puech, 31 mars-2 juillet 2000, pp. 51-78; -Antoinette Le NORMAND-ROMAIN, RODIN en Buenos Aires. Su influencia y de otros escultores franceses en la Argentina, cat. exp. Buenos Aires, Museo nacional de bellas artes, 16 octobre-2 décembre 2001, Buenos Aires, Fundacion Antorchas, 2001, pp. 26-27, p.156; -Antoinette Le NORMAND-ROMAIN, Les Bronzes de RODIN. Catalogue des oeuvres au musée RODIN, Paris, musée RODIN, 2007, vol. 2, pp.469-472; -Dominique LOBSTEIN, « Auguste RODIN et la sculpture dans la collection MONET », dans Marianne MATHIEU, Dominique LOBSTEIN, MONET collectionneur, cat. exp. Paris, musée Marmottan, 14 septembre 2017-14 janvier 2018, Vanves, Hazan, Paris, musée Marmottan Monet, 2017, pp. 150-155. Note : Le modèle de la Jeune mère à la grotte date des années 1885-1886. À cette époque, RODIN, s'il est déjà un sculpteur reconnu, n'est pas encore le maître incontournable qu'il deviendra après l'exposition de l'Alma en 1900. Durant les années 1880-1890, RODIN exécute de nombreux portraits de l'intelligentsia parisienne qui le font vivre confortablement. Le scandale de L'Âge d'airain est derrière lui et la Ville de Paris le lui a acheté. Il travaille avec acharnement à son projet de la Porte de l'Enfer commandée par l'Etat en 1880 et expose à la Galerie Georges PETIT, à la galerie DURAND-RUEL, à la Société internationale des Beaux-Arts, en province et à l'étranger. En 1886 et 1887, RODIN expose chez Georges PETIT de petites oeuvres plus particulièrement en lien avec la Porte de l'Enfer. À la galerie DURAND-RUEL en février et mars 1886, il expose pour la première fois sous le titre « Femme et l'Amour » la Jeune mère à la grotte que l'on retrouve aussi, sur des photographies anciennes, surmontant le pilastre gauche de ses projets pour la Porte de l'Enfer. À l'origine, ce groupe était destiné à son grand mécène de toujours Maurice FENAILLE auquel est adressé, en date du 15 décembre 1889, la demande du paiement d'une version en marbre. À cette époque, RODIN travaille a
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